RDC: A cause de l’étiage, la SNEL contrainte de mettre Inga à l’arrêt partiel.

Spread the love

Le mois d’août s’annonce difficile pour la Société nationale d’électricité (SNEL) et sa clientèle. Et pour cause, la grande décrue observée sur le bassin versant du barrage d’Inga oblige cette société à mettre à l’arrêt deux groupes de production.
Selon les responsables de la SNEL, le débit du fleuve Congo est tombé à près de 30.000 m3/s pour les mois de juillet et août, contre 80.000 m3/s en moyenne le reste de l’année.

On ajoute qu’au niveau des deux canaux d’amenée qui soutirent l’eau du lit principal pour les centrales, la baisse est clairement visible. Les indicateurs de contrôle de niveau l’attestent également», explique la Snel. Au niveau de la digue déversante, la sécheresse est patente. L’eau a laissé la place au sable et aux pierres. Dans le bassin de Shongo, les digues utilisées pour la chasse des sables sont immobilisées faute d’un niveau d’eau suffisant.

Outre la problématique de l’étiage, la situation est aggravée du fait que les bassins de rétention d’eau des barrages d’Inga sont remplis de déchets plastiques, de matières non biodégradables, de grumes et autres détritus. Cela complique davantage la production d’électricité au niveau d’Inga.

Aujourd’hui malheureusement, deux machines ont été mises hors service au niveau de la centrale d’Inga 1, les groupes G12 et G13. Conséquence : la puissance globale produite par le complexe d’Inga s’en trouve réduite. La Snel peine donc à utiliser le peu d’eau captée du fait de l’étiage, de la saleté et autres éléments drainés par le fleuve.

A noter que sous la direction du Professeur Teddy Lwamba, Directeur Général, la Snel rassure ses abonnés de sa volonté de mieux les servir. Malgré cette calamité naturelle, l’entreprise dit prendre des dispositions pour que la situation s’améliore. Raison pour laquelle des entretiens et des réhabilitations sont en cours de réalisation, en attendant la fin de l’étiage sur le fleuve Congo.

Le Tonnerre

Share

Related posts